Dans la presse

Malversations présumées dans un CE Atos : l’enquête relancée


Une enquête pour abus de confiance est réactivée cinq ans après, obligeant plusieurs dirigeants du groupe à être entendus sur ce dossier. Deux syndicalistes sont dans le collimateur de la justice.
Coup d'accélérateur dans l'enquête autour des malversations commises entre 2008 et 2011 au comité d'entreprise (CE) d'Atos infogérance (LLA du 09/03/12). Malgré la plainte avec constitution de partie civile déposée en mai 2013, l'enquête a longtemps patiné. Sans la ténacité du CE actuel et de son avocat, le dossier n'aurait jamais ressurgi. Plusieurs dirigeants d'Atos vont pouvoir être entendus comme témoins par la nouvelle juge d'instruction du TGI de Pontoise. Près de sept ans après les faits, le groupe peut en partie "souffler", la plupart des dirigeants opérationnels ayant quitté le navire Infogérance, désormais piloté par Yannick Tricaud. Mais un effort de mémoire sera demandé à Paul Baechlin, ex-DG d'Infogérance, ainsi qu'à l'ex-DRH Gilbert Keiser, également parti du groupe Atos. Une convocation devrait aussi être envoyée à Pierre-Alain Coget, directeur des affaires sociales de Capgemini depuis septembre 2017. De façon surprenante, Atos n'a jamais porté plainte dans ce dossier, bien que le pré-rapport du cabinet d'expertise comptable Métis expertise comptable, fait à la demande du CE en 2012, ait établi l'existence d'un système de double remboursement des frais, à la fois par le comité et par la direction.
Clés USB pour 24 000 €
Ce silence renvoie aux conditions de départ d'Atos de deux ex-élus CFDT, le trésorier et le secrétaire, surnommés "Tic et Tac" en interne. Chacun d'eux a signé une transaction en mai 2012 avec Jean-Marie Simon, aujourd'hui patron de la GBU France d'Atos, et Jean-Michel Estrade, ex-DRH France devenu Senior VP Digitalisation. Tic et Tac s'étaient abrités derrière la confidentialité de ces "deals" pour ne pas se rendre aux premières convocations des enquêteurs. Contacté, l'ancien secrétaire du CE - et malgré le rapport accablant de Métis expertise - estime qu'aucune preuve des faits avancés n'a été apportée. Cerise sur le gâteau, le comité d'entreprise doit aujourd'hui remettre la main à la poche : l'expertise judiciaire des comptes, demandée par la magistrate, va lui coûter 15.000 euros ! Il s'agit de reconstituer le pré-rapport d'audit, en lui donnant une valeur judiciaire.
A charge pour la juge de refaire le puzzle des dépenses engagées par les membres du CE, parmi lesquelles un voyage organisé en Sicile pour 107.000 € (dont 36.000 € de justificatifs manquants), des frais inexpliqués pour 95.000 €, l'achat de clés USB pour 24.000 €... Ce comité d'entreprise du groupe présidé par Thierry Breton gérait une subvention annuelle globale de 1,8 million €. Hélas pour les enquêteurs, Audifex, ex-cabinet comptable du CE, n'a bizarrement gardé aucun double des pièces. Et moult archives comptables du comité d'Atos infogérance - devenu Atos infrastructures - ont été volées peu après les faits.

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