Souffrances psychiques au travail : les efforts pour y remédier progressent

Une étude de la Caisse nationale d’assurance maladie a révélé que 10 000 affections psychiques liées au travail ont été reconnues en 2016. Il s’agit d’un phénomène en constante augmentation ces dernières années mais les efforts pour y remédier progressent lentement.


Qui sont les victimes de la souffrance psychique au travail ?


L’état de travailleur en souffrance psychique touche tous les types de profiles, des jeunes au début de leur vie professionnelle, des salariés en fin de carrière, des personnes en CDD ou en CDI, mais l ‘étude de la Cnam démontre que l’âge moyen des personnes victimes d’affections psychiques liées au travail est de 40 ans.

Concernant le secteur d’activité, c’est le médico-social, avec les transports et le commerce de détail qui sont les plus touchés.

Enfin il faut souligner que ce sont les femmes qui sont les plus touchées puisqu’elles représentent 60%.



Qu’est-ce que la souffrance psychique au travail ?



Surcharge de travail, injonctions paradoxales, horaires décalés, réductions de personnel etc., les causes de la souffrance psychique au travail sont multiples. Mais la bonne nouvelle, si ce phénomène est encore en augmentation par rapport à l’année dernière, sa croissance est moins exponentielle.

La souffrance psychique au travail va du simple surmenage jusqu’à la vraie dépression nécessitant plusieurs mois d’arrêt, un traitement médical et un suivi de spécialiste sont nécessaires. Ainsi l’étude montre que les dépressions forment la grande majorité des atteintes psychiques reconnues comme accidents du travail. Cependant il est important de rappeler que les maux physiques sont souvent liés aux maux psychiques.

Mais faire reconnaître ces atteintes psychiques comme maladies professionnelles, aboutit rarement et ça ne va souvent pas plus loin que l’arrêt maladie. Il en est de même pour les faire reconnaître au titre d’accidents du travail.

Une prise de conscience



L’option d’une reconversion semble alors une issue. Le dialogue entre le médecin traitant, le médecin du travail, l’avocat et l’employeur est alors essentiel. L’objectif est que la personne puisse bénéficier d’un réaménagement ou d’un changement de poste.

Quoi qu’il en soit, ce rapport, peut servir de base pour que les entreprises et les représentants du personnel se concentrent sur cette question.


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